Le grand miracle

Pour les anglophones, un merveilleux film d’animation mexicain sur ce que peut apporter la Sainte Messe à notre monde moderne… Mais combien de prêtres du diocèse de Metz y croient-ils encore ? Combien d’entre eux sont-ils soucieux du salut des âmes de leurs paroissiens ?

 

Bande-annonce de la version française :

 

La déchristianisation de notre pays n’est pas une fatalité. L’Église conciliaire sera très fortement secouée lors cette année 2019 ; que cela soit l’occasion pour les catholiques sincères de comprendre l’impasse dans laquelle le concile Vatican II a mené la religion qui a construit notre pays et y a laissé tant de merveilleux témoignages.

Bonne et sainte année 2019 !

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L’Art sacré, témoin de l’Ecriture

Une conférence de Benoît Neiss, directeur honoraire de l’Institut de Littérature à l’Université de Strasbourg et musicien, pour le Centre d’Etudes et de Prospective sur la Science :

 

S’inspirer des jardins de cloîtres

Les jardins de cloître (hortus conclusus) étaient des lieux clos et harmonieux, en relation verticale avec le ciel. On y cultivait fleurs et légumes, mais aussi toutes sortes de bonnes herbes. Prenez les pour modèles !

Le cloître est une galerie couverte, en forme de quadrilatère, qui entoure un jardin intérieur généralement centré autour d’un puits ou d’un bassin. Idéal pour la contemplation ou la prière, ce jardin parfaitement abrité est aussi un véritable lieu de production : légumes et fruits pour la cuisine, bouquets pour fleurir l’autel (ancolie, glaïeul, pivoine, rose…), plantes aux propriétés médicinales, tinctoriales et odorantes. Les premiers cloîtres chrétiens furent élevés à proximité des abbayes, des monastères, des églises, puis des cathédrales. Ils faisaient partie de la clôture monastique, un espace consacré, fermé au monde extérieur hostile et qui symbolisait le Paradis Originel, quand Adam et Ève s’alimentaient à l’Arbre de vie.

Au Moyen-Âge, le cloître pouvait être un lieu de rencontre et d’échange entre les religieux. Ailleurs, la règle était celle du silence et de la prière. Les discussions portaient sur la religion, mais aussi sur la médecine et la botanique. De nombreuses plantes aromatiques du bassin méditerranéen et d’Orient ont ainsi été échangées de cloître en cloître. Elles sont devenues populaires pour leurs usages tant culinaires que médicinaux. Les religieux en faisaient parfois commerce, vendant avec succès élixirs et liqueurs, comme la très populaire « Chartreuse ». (…)

 

Extrait d’un article du numéro hors-série 4/2017 du magazine Jardin d’Ici

La nature et le divin pour František Bílek

František Bílek (1872 – 1941) est un sculpteur et architecte tchèque du symbolisme et du Sezessionsstil.1ee895fee2d945b92457687de3757528

« [Pour lui] la création architecturale doit suggérer des sentiments et des élans de l’âme ; l’architecture doit copier « la nature dans une langue compréhensible par nos frères ». Cette mission sacrée repose sur la conviction que « l’art est le manuscrit grâce auquel nous réécrivons la nature ». Ce « naturalisme » fondamental est la métaphore d’une réconciliation entre le monde humain et le monde divin, où la nature serait le lieu de l’interférence de ces deux sphères, mieux encore, le lieu de leur intime fusion. Il regrette que ce lien sacré se soit rompu : « Nous n’avons pas choisi la vie de la nature, nous n’avons pas donné un écho favorable à l’appel aimable de la vie par le truchement de la nature ; au contraire, méprisant l’image de Dieu si nettement représentée dans la nature, nous avons répondu par un défi encore plus audacieux que la tour de Babel, nous avons jeté à la face de la Bonté Suprême la lie du goût humain. »

Extrait de « maisons d’artistes », de Gérard-Georges Lemaire, Editions du Chêne

Le rêve commence…

Saint Victorien, vingt-troisième jour de mars

Le rêve commence, j’attendrai, je recevrai. Plus de vingt années de visions fugitives, bien rangées dans ma mémoire, sont là, je les sens  comme une monture vibrante sous moi, impatientes et multiples.

Si, bien souvent, il est permis de s’étonner de la lenteur d’un projet, quelquefois aussi une tâche  considérable sera rapidement conçue. Le plus long, en ce qui me concerne, est l’attente, ensuite tout mon temps de réflexion.  Ces délais passés, le parti de l’oeuvre arrêté, l’étape définitive peut être réglée en quelques jours.  Pourquoi ? Cette question met en cause tout ce qui, dans la création, fait partie de l’accumulation des connaissances. Tout artiste agissant a, dans sa mine de plomb, son pinceau, son burin, non seulement ce qui rattache son geste à son esprit, mais à sa mémoire. Le mouvement qui paraît spontané est vieux de dix ans ! de trente ans ! Dans l’art, tout est connaissance, labeur, patience, et ce qui peut surgir en un instant a mis des années à cheminer.

Extrait de Les pierres sauvages, Fernand Pouillon, 1964