Prière de M. Morlanne à l’Enfant Jésus

IMG_1523« Divin Enfant, qui renaissez chaque jour sur l’autel, faites aussi naître votre amour dans l’âme de vos fidèles. Que notre coeur vous soit une crèche, une étable et un berceau !

Ô nouveau-né plus beau que le soleil, ô doux Enfant, Fils de Dieu, aimable Jésus, si pauvre et si nu, réchauffez les coeurs tièdes, donnez le pardon aux pécheurs, augmentez la foi et l’amour de ceux qui croient en vous. Eclairez les aveugles qui marchent dans les ténèbres. Donnez à tous les hommes la miséricorde et la paix.

Soyez loué, adoré, glorifié, divin Enfant, avec le Père éternel et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles.

Amen »

DOUX ET HEUREUX NOËL !

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Cette prière a été composée par le vénéré Fondateur de la Charité Maternelle, dans la nuit de Noël de l’année 1856. Le texte original se trouve aux archives de l’église Saint-Maximin. Le procès en béatification d’Etienne-Pierre Morlanne a été ouvert dans les années 1990.

Photographie : Nativité sur le vitrail du Couronnement de la Vierge de Jean-Henri Couturat dans le transept nord de la basilique Saint-Vincent

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Chapelet de pierres

« …J’avais en mémoire les images de ces perles du chemin, alignées comme le long d’un immense chapelet lumineux, joyaux historiques que la Chrétienté avait laissés aux générations futures pour les guider dans leurs pérégrinations, sorte de voie lactée spirituelle : ses myriades de calvaires et croix à la croisée des chemins, ses chapelles en pierre, ses cathédrales touchant le ciel aux vitraux somptueux, ses statues de saints ou de martyrs, ses tableaux sublimes en forme de méditation colorée des mystères. Les anciennes générations d’hommes avaient visiblement saisi la majesté et la beauté du Seigneur, ils nous ont laissé en héritage leur exaltation… »

Extrait de « Les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu« , Jean-Marc Potdevin, Editions de l’Emmanuel, 2012

15 août : l’Assomption de Marie à la basilique Saint-Vincent

Des deux vitraux du Couronnement de la Vierge qui se font face à la basilique Saint-Vincent, les visiteurs préfèrent généralement celui de Laurent-Charles Maréchal inspiré de Fra Angelico dans le transept sud. Celui de Jean-Henri Couturat au nord, datant de 1952,  gagne pourtant à être mieux regardé. Il nous offre notamment une très douce Assomption de Marie, que la lumière qui inonde la basilique par beau temps semble accompagner.

En route vers Marie

Prenons quelques jours d’avance sur l’Assomption pour rappeler que la basilique Saint-Vincent présente deux vitraux dédiés au Couronnement de la Vierge :

. dans le transept sud, celui de l’atelier de Coffetier et Laurent-Charles Maréchal, datant des années 1880 et inspiré du tableau de Fra Angelico exposé au musée du Louvre (photo du bas) ;

. dans le transept nord, celui de Jean-Henri Couturat datant de 1952 (plusieurs vitraux ayant été détruits pendant la seconde guerre mondiale) (à droite).

Les guides CASA nous fournissent ici l’historique de la dévotion et de l’iconographie du couronnement de la Vierge dans la religion catholique. Ce thème est également le cinquième des mystères glorieux du Rosaire, une bonne raison de venir les admirer de près ce samedi 14 août.

« … vers la troisième heure de la nuit, Jésus arriva avec la légion des anges, la troupe des patriarches, l’armée des martyrs, les cohortes des confesseurs et les chœurs des vierges ; et toute cette troupe sainte, rangée devant le trône de Marie, se mit à chanter des cantiques de louanges. Puis Jésus dit :  » Viens, mon élue, afin que je te place sur mon trône, car je désire t’avoir près de moi !  » Et Marie :  » Seigneur, je suis prête !  » Et toute la troupe sainte chanta doucement les louanges de Marie. Après quoi Marie elle-même chanta :  » Toutes les générations me proclameront bienheureuse, en raison du grand honneur que me fait Celui qui peut tout !  » Et le chef du chœur céleste entonna :  » Viens du Liban, fiancée, pour être couronnée !  » Et Marie :  » Me voici, je viens car il a été écrit de moi que je devais faire ta volonté, ô mon Dieu, parce que mon esprit exultait en toi !  » (…) Et ainsi l’âme de Marie fut emportée joyeusement au ciel, où elle s’assit sur le trône de gloire à la droite de son fils. »

« La légende dorée » de Jacques de Voragine, extrait du chapitre 117, source ici.

Et le vitrail du Couronnement de la Vierge de la cathédrale de Metz, l’avez-vous déjà repéré ?