Emmanuel Hannaux (1855 – 1934), sculpteur messin

Il a souvent été question sur ce blog du Docteur Etienne-Pierre Morlanne. L’iconographie de la clinique Sainte-Croix, fondée par celui-ci, doit beaucoup au sculpteur messin Emmanuel Hannaux, de confession juive, mais que la religion catholique a beaucoup inspiré.

Bronze du Docteur Morlanne dans la cour intérieure de la clinique Sainte-Croix :

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Dans la chapelle de la clinique, on lui doit la reproduction de la statue de Notre-Dame de France du Puy (1902), ainsi que celles des patronnes secondaires sainte Perpétue et sainte Félicité sur les autels latéraux.

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L’imposant Christ en croix de l’église Saint-Maximin est également de sa main…

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…de même que le Monument aux Morts de la guerre de 1870 à Noisseville, érigé par le Souvenir Français en 1908, alors que la Moselle était sous domination allemande.

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Les pieux larcins d’Etienne-Pierre Morlanne

Revenons à Etienne-Pierre Morlanne qui, avant de devenir le médecin connu et dévoué qu’il fut au service des femmes et des enfants, avait rêvé de devenir prêtre. Il rentra au séminaire Sainte-Anne, tenu par les Lazaristes, en novembre 1789, mais dut le quitter, comme tous ses compagnons, en mai 1791.

« La fureur révolutionnaire eut vite fait de dépouiller les monastères et leurs églises. Les objets sacrés étaient vendus aux enchères ou portés à la Monnaie pour y être fondus.

Etienne qui, toute sa vie, fut plus porté à conserver qu’à détruire, entreprit d’en soustraire le plus possible à la profanation et au pillage. Il se mêlait aux ventes, achetait, souvent à vil prix, des lots précieux. Ou bien le soir, à ses risques et périls, il parcourait les longs cloîtres déserts et pénétrait dans les sanctuaires, dont il ne craignait pas de briser au besoin les scellés sacrilèges.

Que d’objets saints, que de pièces artistiques il sauva ainsi de la destruction ! Il les rapportait en secret chez sa mère.

Celle-ci possédait à Ars-sur-Moselle une métairie et un pied-à-terre, où elle se retirait souvent durant ces jours troublés.

De Metz à Ars, en remontant la rive du fleuve, les tableaux religieux, les pierres sculptées, les statuettes, les missels, les chasubles, les calices, les reliquaires suivaient le chemin en cachette.

Etienne risquait sa vie à ces pieux larcins.

Il ne craignait pas non plus de faire offrir le saint sacrifice chez sa mère ou dans le petit réduit, appelé la cour des miracles, derrière la rue de la Vignotte. C’étaient les seuls offices auxquels ils pouvaient assister, ceux des paroisses étant célébrés par les prêtres assermentés.

Ou bien, il allait visiter ses anciens maîtres de Sainte-Anne, qui avaient refusé le serment et qui demeurèrent encore quelques mois dans le cher séminaire. »

Extrait de « Le chirurgien Morlanne » de Lucien Bouchon, Editions Spes, Paris, 1928

Prière de M. Morlanne à l’Enfant Jésus

IMG_1523« Divin Enfant, qui renaissez chaque jour sur l’autel, faites aussi naître votre amour dans l’âme de vos fidèles. Que notre coeur vous soit une crèche, une étable et un berceau !

Ô nouveau-né plus beau que le soleil, ô doux Enfant, Fils de Dieu, aimable Jésus, si pauvre et si nu, réchauffez les coeurs tièdes, donnez le pardon aux pécheurs, augmentez la foi et l’amour de ceux qui croient en vous. Eclairez les aveugles qui marchent dans les ténèbres. Donnez à tous les hommes la miséricorde et la paix.

Soyez loué, adoré, glorifié, divin Enfant, avec le Père éternel et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles.

Amen »

DOUX ET HEUREUX NOËL !

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Cette prière a été composée par le vénéré Fondateur de la Charité Maternelle, dans la nuit de Noël de l’année 1856. Le texte original se trouve aux archives de l’église Saint-Maximin. Le procès en béatification d’Etienne-Pierre Morlanne a été ouvert dans les années 1990.

Photographie : Nativité sur le vitrail du Couronnement de la Vierge de Jean-Henri Couturat dans le transept nord de la basilique Saint-Vincent

Le dépôt de mendicité du quartier Saint-Vincent entre 1793 et 1800 (2)

Suite de l’article paru sur ce blog en février 2011, extrait de « Le chirurgien Morlanne » de Lucien Bouchon, Editions Spes, Paris, 1928 :

Le dépôt de mendicité du quartier Saint-Vincent entre 1793 et 1800

« Etienne-Pierre Morlanne allait avoir vingt ans quand il prit dans cet établissement un service régulier.

Aux filles douteuses, aux vagabonds, de plus en plus rares d’ailleurs, ramassés par les gendarmes, pouilleux, galleux, infirmes, scrofuleux, aux fous et épileptiques, capables de troubler l’ordre et la tranquilité des hôpitaux, s’ajoutèrent bientôt, par crainte de contagion, les malades des autres prisons, qu’il était difficile de soigner dans leurs insalubres locaux.

Le Dépôt de mendicité de Metz, tout en restant une maison de force pour les filles scandaleuses ou un asile pour celles qui avaient besoin de soins, devint donc, en même temps que le déversoir des hôpitaux, l’infirmerie pénitentiaire de la ville. Et Dieu sait si les cachots regorgeaient alors de monde !

On devine le méli-mélo de cette population : traînards ou soldats déserteurs, femmes ou filles sur le point de devenir mères, innocents, estropiés, libertins, suspects, parents d’émigrés, enfants, nourrissons, vieillards, buveurs, détraqués, voleurs ou malchanceux, toutes les infortunes, toutes les misères physiques et morales, entassés dans l’hôtel désaffecté. (1) (…)

Pour une infime rétribution, les valides, un tiers à peine sur cent vingt ou cent cinquante, étaient occupés au service ordinaire de la maison ou filaient de la laine au grenier dans une installation mal commode.

A tout ce monde de misère étaient attachés un médecin, un chirurgien, un apothicaire et l’aide en chirurgie.

Quand le médecin ne venait pas, le chirurgien, en plus de son service, visitait les fiévreux, et quand le chirurgien à son tour s’absentait, tout retombait sur l’aide en chirurgie, qui était un peu l’interne de l’hôpital.

Le régisseur le dira dans un rapport où il suggère des économies :

« C’est l’aide en chirurgie qui fait toujours le service du chirurgien en chef ; celui-ci ne vient pas ordinairement au Dépôt, à cause apparemment d’occupations plus importantes qui le retiennent à l’hôpital militaire, et on ne pense pas qu’il soit à propos d’entretenir deux chirurgiens dans cette maison, puisqu’un seul suffit ; mais comme l’aide en chirurgie a toujours été chargé de ce service, ainsi que de celui des accouchements, qu’il fait avec beaucoup de succès, et qu’il demeure d’ailleurs à côté du Dépôt, on propose de le conserver en qualité de chirurgien de cette maison, en lui accordant les appointements du chirurgien en chef. »

Ceci était écrit le 1er février 1797, et Morlanne ne gagnait toujours au Dépôt que ses deux cents francs par an. Bientôt, même, il n’allait plus rien toucher du tout.

Toute cette période, de 1792 à 1798, fut d’ailleurs extrêmement pénible pour le Dépôt de mendicité, comme pour les autres hôpitaux. La Révolution avait mis toute sa hâte à jeter bas les institutions d’Ancien régime; mais il est plus facile de détruire que de reconstruire : les assistés furent les premiers à s’en apercevoir.

Si considérables qu’aient été sous la monarchie les biens du clergé ou à quelques abus qu’ils se soient prêtés, ils étaient du moins grevés de fortes charges, charité, hôpitaux, enseignement, qui allégeaient d’autant le budget de l’Etat.

L’assemblée nationale, en s’emparant de ce patrimoine, tarissait la source principale des revenus des pauvres. La Convention acheva l’oeuvre étatiste inspirée par les philosophes de XVIIIe siècle. Elle porta à son compte les fondations et biens des hôpitaux et promit d’entretenir ces institutions bienfaisantes, que l’Eglise avait formées.

Mais tout ne put être réorganisé en quelques jours. Il fallut même, après expérience, revenir à des pratiques anciennes, comme les biens-fonds des hospices. Le Trésor fut souvent vide, et les assignats, imaginés pour le remplir, perdirent très vite leur valeur d’argent, pour ne plus garder que celle du papier. (…)

La pénurie de toutes choses, plus accentuée à certaines époques, ne facilitait pas le gouvernement de ce petit monde, indiscipliné par nature.

De Morlanne, on n’entend ni plaintes, ni cris, mais des pétitions sur un ton modéré, celle-ci entre autres, qui peut donner quelque idée de son activité. Elle est du 22 août 1795.

« L’élève en chirurgie du Dépôt de mendicité, chargé des accouchements, observe à l’Administration du district que, depuis longtemps, il fait ce service extraordinaire pour une modique somme de trois francs en assignats, qu’il n’a pas reçu d’augmentation depuis qu’on a cessé de le payer en numéraire, et qu’en conséquence il espère de la justice des citoyens administrateurs qu’ils voudront bien lui accorder une indemnité proportionnée à ses peines, étant obligé de passer des journées et des nuits entières pour donner aux femmes en couches les soins nécessaires. »

Il ne mesurait donc pas à la parcimonie des versements administratifs ni son zèle ni sa fatigue.

Trois ans plus tard, l’administration du Dépôt était transformée en entreprise au compte de François Delacombe, entrepreneur de tous les dépôts de mendicité de la république (22 octobre 1798 – 22 mars 1801), et le poste, donc aussi le traitement, de l’aide en chirurgie ne tarda pas à être officiellement supprimé (janvier 1799). Morlanne n’en continua pas moins sa tâche, sans rien recevoir, tellement il avait fait sienne la vie de ces pauvres reclus.

Il fallut que son maître Ibrelisle, qui gardait la direction médicale du Dépôt, réclamât pour lui, lorsque la régie fut reprise, le rétablissement de son poste d’aide-chirurgien avec un traitement en conséquence. »

(1) Il ne semble pas que les condamnés politiques ou les suspects valides aient été amenés au Dépôt, mais plutôt à l’abbaye Saint-Vincent, transformée en maison d’arrêt au plus fort de la Terreur.
 

Socle de la statue d’Etienne-Pierre Morlanne
dans la cour de la Maternité Sainte-Croix

1772 : naissance d’Etienne-Pierre Morlanne dans le quartier Saint-Vincent

« La pointe sud de l’île Chambière porte, au pied de la cathédrale, tout un quartier de Metz.

Les deux célèbres abbayes bénédictines Saint-Vincent et Saint-Clément y vivaient encore au XVIIIe siècle.

Commes deux soeurs voisines, qu’un même souci de science unissait plus étroitement, elles versaient à l’envi leurs derniers bienfaits, avant de périr dans la même catastrophe.

Non loin de la première, à quelques pas des remparts, au no. 8 d’une petite rue qui coupe à angle droit la rue Saint-Marcel et porte encore aujourd’hui le nom de la Vignotte, habitait en 1772 un chirurgien-major, âgé de quarante-deux ans, du nom de Pierre Morlanne.

Il était originaire du Béarn, de la paroisse de Garos, d’une famille de médecins et de chirurgiens militaires, fils de défunts Barthélémy Morlanne et de Jeanne Darmont. Entré comme aide-chirurgien-major dans les hôpitaux de l’armée en 1757, il avait été nommé, en 1764, au régiment des Recrues de Rouen, puis, le 10 janvier 1768, au régiment de cavalerie Royal-Pologne, en garnison à Metz.

Il venait d’épouser Anne-Antoinette Janet, presque aussi âgée que lui, dont le père, Etienne Janet, était marié à Marie-Françoise Philippe et exerçait la profession de marchand. Etienne Janet avait été receveur des fermes du Roi, et son fils, François, qui habitait sur la paroisse Saint-Martin, était alors caissier-général des gabelles des Trois-Evêchés.

Le 22 mai 1772, le jeune ménage eut un fils qu’on appela, des prénoms du père et du grand-père, Etienne-Pierre. Il fut baptisé le jour même de sa naissance en l’église Saint-Marcel, sa paroisse.

C’était une petite église qui faisait face à la rue de La Haye, à l’angle des rues Saint-Marcel et du Pont-Saint-Marcel. Elle avait dû servir primitivement de chapelle aux domestiques et paysans de l’abbaye Saint-Vincent et elle avait été reconstruite comme paroisse aux XIIe et XIIIe siècles. Dieudonné, la savant bénédictin du XVIIIe siècle, la disait riche et jolie, « bien que gothique en toutes ses parties ».

Il lui manquait cependant l’ampleur majestueuse de l’église abbatiale Saint-Vincent, et quand, en 1802, il fallut choisir une église paroissiale, Saint-Marcel fut sacrifiée. »

Extrait de “Le chirurgien Morlanne” de Lucien Bouchon, Editions Spes, Paris, 1928

Sur les pas d’Etienne-Pierre Morlanne et Laurent-Charles Maréchal ce dimanche 13 mai à Metz

L’association Arc en Ciel située rue Mazelle fête ce dimanche son 20ème anniversaire et organise pour l’occasion jeux de rôle, pique-nique, spectacles de chants et de danse pour petits et grands, et aussi deux marches commentées sur les traces de deux Messins bien connus déjà évoqués sur ce blog :

. Visite guidée par Guy Remmy des églises Saint-Maximin et Saint-Eucaire et de leurs vitraux respectifs de Jean Cocteau et de Laurent-Charles Maréchal. Rendez-vous à 10 heures place des Charrons.

Eglise Saint-Maximin

Eglise Saint-Eucaire

. Sur les traces d’Etienne-Pierre Morlanne, chirurgien et humaniste, visite guidée des monuments, chapelles, dessus de portes, rues, fontaines, monuments historiques, depuis le siège de l’association Arc en Ciel au 71 rue Mazelle jusqu’à la maternité Sainte-Croix qui continue son oeuvre. Rendez-vous à 10 heures place des Charrons, deux circuits possibles, un long et un court.

Chapelle de la maternité Sainte-Croix

Le dépôt de mendicité du quartier Saint-Vincent entre 1793 et 1800

« Le dépôt de mendicité tenait à la fois de l’hôpital et de la prison. On y ramassait tout ce qui traînait, hommes ou femmes, dans un état de santé souvent misérable. (…)

Ce dépôt avait été créé en 1770 dans l’hôtel abbatial de Saint-Vincent, en face de l’abbaye.

En 1741, l’abbé commendataire, le baron d’Eltz, dont une rue voisine, aujourd’hui Holandre-Piquemal, porta longtemps le nom, avait fait en grande partie reconstruire la maison destinée à ces abbés grands seigneurs, pour les jours de plus en plus rares où il leur prendrait fantaisie de visiter leurs moines. Cette affectation aristocratique ne fut pas de longue durée.

Le XVIII siècle, se souvenant peut-être des maisons d’assistance par le travail créées par saint Vincent de Paul, voulut détruire la mendicité et combattre le vagabondage par des ateliers moralisateurs. Une circulaire de 1764 institua dans ce sens les dépôts de mendicité.

On chercha en conséquence, dès cette date, à établir à Metz une renfermerie, en vue de soustraire à la circulation les vagabonds et surtout les femmes de mauvaise vie, qui pullulaient dans cette ville de garnison au grand détriment de la moralité et de la santé publique.

L’abbaye de Saint-Vincent, dont les revenus étaient convoités par les dames de « Chapitre collégial, royal et séculier » de Saint-Louis (1), faillit, par les intrigues du ministre Choiseul, frère de l’abbesse, être convertie en maison de force, et les moines dispersés dans d’autres maisons.

Les supérieurs de la congrégation de Saint-Vanne, heureusement, surent défendre leurs droits, comme les moines de Saint-Vincent leur existence. Rome n’accepta pas [1765]. (2)

Par esprit de conciliation, toutefois, les supérieurs bénédictins offraient de sacrifier au bien général, quitte à renoncer à leur haute et onéreuse protection, les menses de leurs abbés.

Celle de Saint-Vincent ayant été, à la mort du baron d’Eltz, en 1761, mise en économat par le Roi, en faveur précisément du chapitre Saint-Louis, la maison abbatiale restait libre : elle fut louée en 1770 pour y recueillir le monde sordide indiqué ci-dessus.

Elle formait un ensemble assez vaste, qui n’était séparé du rempart que par la nouvelle rue Belle-Isle (3).

L’entrée donnait sur la rue Saint-Vincent. Une porte cochère, sous une ordonnance classique, introduisait dans une courette, le long de la loge du portier. Une seconde porte menait à la « grande cour », dotée d’un puits et séparée par un mur de la « basse-cour » ; toutes deux étaient juxtaposées devant le corps de logis, aux pierres d’angle à joints refendus, qui mesurait cinquante-quatre mètres de face sur dix-sept de profondeur en son milieu.

On y accédait par un perron. Les salles étaient hautes et bien éclairées. Sous un comble, porté par une corniche et recouvert d’ardoises, un étage et un grenier. Celui-ci servait d’ouvroir aux renfermés valides, qui y travaillaient pour un fabricant de Nancy, un certain Maubon.

Deux bâtiments plus petits, aux rez-de-chaussée transformés en cachots, encadraient les cours. Derrière celui de gauche, un minuscule jardin attenait au logement séparé du concierge : petit pavillon sans étage qui continuait le bâtiment principal et ouvrait sur le rempart.

Le concierge différait du portier, qui se distinguait du guichetier, à moins qu’un même individu ne remplît les trois fonctions.

Le concierge était responsable de la police intérieure et veillait à la marche régulière de la maison. C’était, en 1793, un nommé Michel Delmillac, qui avait été entrepreneur du Dépôt avant 1789 et qui touchait encore, pour ne pas faire grand-chose, six cent cinquante livres par an, plus trois cordes de bois et quarante livres de chandelles.

Il semble s’être plus intéressé au Conseil général de la Commune, dont il fut membre, ou aux parades de la garde nationale, dont il était lieutenant, qu’à la surveillance des détenus. Son frère Jacques, guichetier, puis portier, le supplanta en octobre 1797.

Le Dépôt ou Renfermerie était sous la direction administrative du citoyen Dienert, régisseur depuis le 1er juillet 1789. Un brave homme, ce Dienert, célibataire, intelligent, bien intentionné, mais minutieux et discoureur, mal servi par ses employés et discutant facilement avec les renfermés, dont il se plaint de ne pas toujours venir à bout.

Il était logé au Dépôt avec un traitement de quinze cents livres. Lui aussi passait de nombreux après-midi en ville et à la comédie, ce qui ne l’empêchait pas de répéter qu’il avait trop à faire, pour s’excuser de ne pas remettre à temps ses états de régie. Rendons-lui du moins cette justice qu’il apprécia et soutint toujours Etienne Morlanne. (…)

 (1) Elles occupaient l’ancienne abbaye Sainte-Marie, le long du quai Saint-Louis. Elles avaient été formées, en 1762, de la réunion des moniales sécularisées des abbayes Saint-Pierre et Sainte-Marie (…).

(2) Les archives départementales gardent, en faveur des Bénédictins menacés, l’unanime et très édifiant témoignage des autres congrégations de Metz sur leur utile et fervent apostolat.

(3) Les écoles communales de Saint-Vincent sont élevées sur les fondations du bâtiment principal. »

Extrait de « Le chirurgien Morlanne » de Lucien Bouchon, Editions Spes, Paris, 1928

La figure lumineuse et trop méconnue du chirurgien Morlanne sera encore évoquée plus d’une fois sur ce blog.

On reconnaît la façade de la basilique en arrière-plan.