L’ode à la France de Thomas Merton

« Après que la lie du monde se fut décantée en Europe occidentale, que Goths, Francs, Normands et Lombards se furent unis à la pourriture de l’ancienne Rome pour former un assemblage de races hybrides, toutes particulièrement féroces, sanguinaires, stupides, rusées, brutales et sensuelles, comment tout cela a-t-il pu donner naissance au chant grégorien, aux monastères, aux cathédrales, aux Poèmes de Prudence, aux Histoires de Bède, aux Morales de Grégoire le Grand, à la Cité de Dieu de saint Augustin, aux écrits de saint Anselme, de saint Bernard, aux Poèmes de Caedmon, Cynewulf, Langland, Dante, à la Somme de saint Thomas, et à l’Opus Oxoniense de Duns Scott ?

Pourquoi, même aujourd’hui, trouve-t-on en France dans un colombier ou une grange bâtie par de simples maçons, ou un charpentier et son compagnon, plus de perfection architecturale que dans les édifices qu’une stupidité éclectique élève à prix d’or sur les terrains des universités américaines ?

En arrivant en France, ma terre natale, en 1925, je revenais aux sources mêmes de la vie intellectuelle et spirituelle, sources si puissamment purifiées par la grâce, que la corruption et la décadence des Français contemporains n’ont pu les polluer.

C’est en France qu’on trouve les plus authentiques manifestations de délicatesse, de grâce, d’intelligence, d’esprit, de compréhension, d’équilibre et de goût. Les basses collines, les grasses prairies et les vergers de Normandie, les montagnes nettement découpées, lumineuses et arides de Provence, les vastes vignes rouges du Languedoc, toute la terre de France semble avoir été modelée avec une spéciale perfection, pour servir de cadre aux plus belles cathédrales, aux villes les plus intéressantes, aux monastères les plus fervents, aux universités les plus célèbres.

Chose admirable, les qualités de la France forment un tout harmonieux ; qu’il s’agisse d’art culinaire, de logique ou de théologie, d’architecture ou de contemplation, de culture de la vigne ou de sculpture, d’élevage ou de prière, la France surclasse toutes les autres nations.

Pourquoi les chansons des petits enfants de France sont-elles plus gracieuses, leurs façons de s’expliquer plus intelligentes, leurs regards plus profonds que ceux des enfants des autres pays ? Qui pourrait l’expliquer ?

Je suis heureux d’être né sur votre sol, ô France ; je suis heureux aussi que Dieu m’ait ramené à vous avant qu’il fût trop tard. »

Thomas Merton (1915-1968), La nuit privée d’étoiles, 1951

La France des Cathédrales : un grand élan vers le ciel

Par Eric Branca pour Le Spectacle du Monde de juin 2012

« Les cathédrales furent le vecteur privilégié, à partir du XIIe siècle, de la « révolution gothique ». Née en Ile-de-France, avant de rayonner au sud de la Loire et dans les pays voisins, celle-ci est indissociable d’une théologie de la lumière et d’une quête de verticalité.

Ogival, rayonnant, flamboyant, monumental… Aucun superlatif n’apparaît excessif pour qualifier le gothique. Il fut le grand art du Moyen Age. Surtout, ainsi que l’indique son nom d’origine, opus francigenum, il fut le grand « art français » par excellence. Et ce jusqu’à ce que les Italiens du quattrocento et de la Renaissance ne le qualifient de « gotico », le renvoyant ainsi à une douteuse origine tudesque, faisant elle-même écho aux deux sacs qui ravagèrent Rome à onze cents ans de distance : celui de 410 par les Wisigoths d’Alaric et celui de 1527 par les lansquenets de Charles Quint.

Dès lors, les cathédrales gothiques n’apparaîtront plus que comme le legs des « âges obscurs », que dédaignera l’âge classique. Il faudra attendre le milieu du XVIIIe siècle pour que, timidement, les maîtres de l’architecture néoclassique, dont Soufflot (qui défigura pourtant le portail central de Notre-Dame de Paris), décèlent, derrière le « mauvais goût » des chapiteaux et le « vray galimatias » des portails, une construction « ingénieuse », sinon « hardie ». Au même moment, le jeune Goethe, alors étudiant à l’université de Strasbourg, découvre la splendeur de la cathédrale Notre-Dame, splendeur que le XIXe siècle réhabilitera définitivement. A partir de là, écrivains, historiens et artistes exalteront le génie bâtisseur de l’âge gothique.

Mais qu’est-ce que le gothique? Une révolution, dit expressément l’un de ses meilleurs connaisseurs, Alain Erlande-Brandenburg. Une révolution architecturale marquant une rupture avec le roman. Associée à une transformation sans précédent de la société, cette révolution traduit avant tout une évolution de la pensée religieuse, dont les cathédrales furent le vecteur privilégié. Qu’est-ce qui en fait l’originalité ? L’ogive, l’arc brisé, le vitrail ? L’architecture romane offrait déjà des ogives (à Cluny), des arcs-boutants (à Vézelay) et des vitraux enchâssés (en Italie et ailleurs). En réalité, la révolution gothique va bien au-delà des bouleversements formels qu’elle propage. Elle est d’abord une recherche de la lumière et se conçoit comme la manifestation de l’invisible.

C’est pourquoi l’église et la cathédrale gothiques imposent, d’emblée, les images sculptées et peintes. L’archéologie est formelle : toutes les cathédrales gothiques étaient, à l’origine, recouvertes de peintures faisant d’elles de véritables bibles enluminées destinées à aider l’homme médiéval à déchiffrer la signification de sa foi. A quoi répond le symbolisme de la pierre ? Le plan en croix, qui renvoie à l’image du Christ en croix ; le pavement, qui représente les pèlerins en marche ; la crypte, qui recèle les trésors de l’âme ; l’orientation, qui va du levant au couchant ; jusqu’aux vitraux, dont l’historien de l’art Marcel Aubert disait qu’ils sont le sang de la cathédrale.

« Par définition, la cathédrale est l’église de l’évêque, donc l’église de la cité, et ce que l’art des cathédrales signifia d’abord en Europe, ce fut la renaissance des villes », a écrit Georges Duby dans son magnifique Temps des cathédrales (Gallimard, 1976). En effet, aux XIIe et XIIIe siècles, les villes grossissent sous le coup d’une subite poussée démographique et voient leur fortune favorisée par l’expansion d’une agriculture elle-même stimulée par le réchauffement du petit optimum médiéval et la fertilité des terres fraîchement défrichées. Les deux tours de Notre-Dame de Laon, ornées de bœufs grandeur nature, en conservent la trace.

Or nulle part ailleurs en Europe occidentale, la terre n’est plus souriante qu’en cette Ile-de-France dont les richesses s’écoulent naturellement vers Paris, la capitale des Capétiens.

Dans ce monde, le clergé épiscopal monopolise les plus beaux domaines et perçoit la dîme (du latin decima, le « dixième » des revenus agricoles). L’évêque souhaite inscrire dans la pierre son pouvoir, le sien et celui de sa ville, dont la cathédrale rehausse le prestige. Sous peu, du reste, les sceaux communaux reproduiront la silhouette du nouvel édifice.

Pour comprendre l’art de ce temps, c’est de théologie plus que de sociologie ou d’économie qu’il faut […] s’informer », souligne Georges Duby. En premier lieu, l’architecture ogivale traduit l’évolution de la pensée religieuse. Elle est discours sur Dieu, à la fois symbole de la Ville sainte et préfiguration du Royaume. Aussi les façades offrent-elles un précipité d’histoire religieuse, de la Genèse au Jugement dernier, que le croyant doit parcourir avant de se présenter devant Dieu, tout comme il doit parcourir les labyrinthes dessinés sur les dallages figurant le pèlerinage de Jérusalem (ne subsiste que celui de Chartres, d’une longueur de 235 mètres). Il en va de même de la tension verticale, qui n’a d’autre but que de manifester l’éclat de Dieu et sa primauté céleste. « La verticalité sans cesse accentuée dans l’architecture des XIIe et XIIIe siècles, poussée jusqu’au point de rupture physique de la matière, ne résulte pas d’un goût exclusif pour la prouesse technique. Elle est l’expression concrète et mesurable d’un monde ordonné du bas vers le haut », rappelle Roland Recht dans Le Croire et le Voir. L’art des cathédrales, XIIe-XVe siècles (Gallimard, 1999).

S’il reviendra aux évêques d’élever les cathédrales, l’élan initial est parti d’une abbatiale, la « maître abbaye » de Saint-Denis, nécropole royale, symbole de la nouvelle puissance capétienne. Les vitraux de Saint-Denis annoncent ceux de Chartres, d’Angers, de Bourges. Ses statues-colonnes préfigurent celles du Mans, de Chartres, de Bourges. Ses innovations techniques laissent entrevoir celles de Noyon, Laon, Paris, Soissons, Senlis. C’est bien ici, à Saint-Denis (et à Sens), que naît, vers 1135, l’art nouveau de la volonté d’un homme, l’abbé Suger, ami d’enfance de Louis VI. De 1135 à 1144, il entreprend de reconstruire l’abbatiale carolingienne.

La nouvelle abbatiale devra exprimer l’idée centrale que Dieu est lumière, selon la métaphysique néoplatonicienne du pseudo-Denys l’Aréopagite – longtemps identifié comme un disciple de saint Paul converti par l’apôtre sur la colline de l’Aréopage, à Athènes, ce dernier a souvent été confondu avec le premier évêque de Paris, mort décapité et inhumé dans la future basilique. Cette métaphysique avait été remise au goût du jour par les « maîtres » de l’abbaye de Saint-Victor, fondée au début du XIIe siècle au pied de la montagne Sainte-Geneviève, à Paris, et dont la plupart des prélats-bâtisseurs suivirent l’enseignement.

Suger donnera un nom à cette lumière : lux continua, que la façade occidentale de Saint-Denis, consacrée dès 1140, avec sa rosace, ses trois portails et ses baies, fait triompher. C’est bien la Porta coeli, la « porte du Ciel ». Grâce à quoi la cathédrale représente dans la cité terrestre la vision de la cité céleste. Il ne s’agit plus de séparer le sacré du profane, mais de guider l’un vers l’autre. D’où l’importance accordée à la façade et plus encore au portail. Par là, le dedans se donne à voir dès le dehors. Tout le contraire de l’art roman, pour lequel l’extérieur était indifférent. Auteur d’Architecture gothique et pensée scolastique et de L’Abbé Suger de Saint-Denis (Editions de Minuit, 1967), Erwin Panofsky considère que c’est « le principe de transparence », élaboré par la scolastique en tant que « principe de clarification », qui organise l’architecture gothique, voyant en elle l’expression de pierre de la Summa theologica de saint Thomas d’Aquin.

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Victor Hugo a parlé, lui, de « rêve de pierre ». Un rêve contagieux qui, au XIIe siècle, s’empara d’une étroite bande de terre, dans un rayon de cent à cent cinquante kilomètres autour de Paris. Années 1130 : cathédrale de Sens ; monastère de Saint-Denis ; église prieurale de Saint-Martin-des-Champs, à Paris. Années 1140 : abbatiale de Saint-Germain-des-Prés, à Paris ; cathédrales de Noyon, de Lisieux, de Senlis et collégiale de Mantes. Années 1150 : cathédrales d’Angers, de Reims, de Rouen ; abbatiale de Vézelay ; collégiale Saint-Quiriace à Provins ; prieurales de Champeaux, de Voulton, de Saint-Loup-de-Naud. Années 1160 : cathédrales de Laon, de Paris, de Poitiers ; abbatiale de Saint-Rémi à Reims. Années 1170 : cathédrale de Soissons ; collégiale de Notre-Dame-en-Vaux. Années 1180 : abbatiale cistercienne de Pontigny. Pour cette période d’environ soixante années (1130-1190), on parle communément de gothique primitif. Viendront ensuite le gothique classique (1190-1230), le gothique rayonnant (vers 1230-vers 1350), enfin le gothique flamboyant (XVe siècle), souvent décrié.

La cathédrale, c’est aussi une petite ville, avec son cloître, sa bibliothèque et son école, qui draîne tout un monde de clercs et d’étudiants. Au tournant du XIIe siècle, en effet, à l’exemple du nouvel ordre des chartreux, les monastères ont, par souci d’ascétisme, peu à peu abandonné leur activité d’enseignement aux évêques et à leurs clercs. Une mutation qui est une revanche du clergé séculier sur le clergé régulier. Ainsi Notre-Dame de Paris attire-t-elle bientôt toute l’Europe savante, à l’affût des paroles d’Abélard. La dialectique s’impose comme l’arme de la raison. Aristote en est le nouveau héros. Partout, on cherche un Dieu de lumière qui se donne à voir dans la splendeur de son incarnation. La cathédrale en devient le foyer lumineux. Le compas et la Bible. Mais, à partir de la fin du XIIIe siècle, la technique finit par dominer l’inspiration. L’architecture devient progressivement un « art d’ingénieur », souligne Duby. Elle devient aussi un art d’orfèvre. En 1204, Constantinople, assiégée et pillée par les croisés, a révélé ses trésors et ses reliquaires ouvragés, ornés de pierres précieuses. Une fièvre décorative s’est alors saisie de l’art gothique.

La diffusion du gothique hors de l’Ile-de-France sera en grande partie l’œuvre de l’ordre de Cîteaux, qui, à partir du premier tiers du XIIe siècle, domine l’Occident. C’est un paradoxe car les cisterciens – à commencer par sa figure de proue, Bernard de Clairvaux – fustigeaient l’orgueil des cathédrales. Mais l’architecture cistercienne rejoignait ces dernières sur deux points : fondée elle aussi sur la lumière, elle vouait, en outre, à l’instar des cathédrales – pour la plupart dédiées à Notre-Dame –, un culte particulier à la Vierge. C’est ainsi que les abbayes et les églises abbatiales cisterciennes vont porter d’un bout à l’autre de la chrétienté latine les principes de la nouvelle esthétique ogivale. (Suite)« 

 

Metz vers la fin des années 1940

Carte postale qui doit dater de la fin des années 1940 : le temple de garnison y est encore à peu près entier (la toiture a brûlé en 1946, et la nef et le choeur ont été dynamités en 1952), le Moyen-Pont n’a pas encore été reconstruit après la destruction de trois arches par les Allemands en novembre 1944, et à l’arrière de la basilique Saint-Vincent se trouve un bâtiment de trois étages qui appartenait au lycée Fabert et qui était tellement vétuste que les salles de classe étaient soutenues par des étais (souvenirs d’un ancien élève)… Petite liste bien sûr non exhaustive de tous les changements qui sont intervenus dans la ville depuis plus de soixante ans…

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Des hommes et des pierres

« Et voici qu’il me semble parvenir au terme d’un long pèlerinage. Je ne découvre rien, mais comme au sortir du sommeil, je revois simplement ce que je ne regardais plus.

Ma civilisation repose sur le culte de l’homme au travers des individus. Elle a cherché, des siècles durant, à montrer l’homme, comme elle eût enseigné à distinguer une cathédrale au travers des pierres. Elle a prêché cet homme qui dominait l’individu.

Car l’homme de ma civilisation ne se définit pas à partir des hommes. Ce sont les hommes qui se définissent par lui. Il est en lui, comme en tout Être, quelque chose que n’expliquent pas les matériaux qui le composent. Une cathédrale est bien autre chose qu’une somme de pierres. Elle est géométrie et architecture. Ce ne sont pas les pierres qui la définissent, c’est elle qui enrichit les pierres de sa propre signification. Ces pierres sont enoblies d’être pierres d’une cathédrale. Les pierres les plus diverses servent son unité. La cathédrale absorbe jusqu’aux gargouilles les plus grimaçantes, dans son cantique.

Mais, peu à peu, j’ai oublié ma vérité. J’ai cru que l’homme résumait les hommes, comme la pierre résume les pierres. J’ai confondu cathédrale et somme de pierres et, peu à peu, l’héritage s’est évanoui. Il faut restaurer l’homme. C’est lui l’essence de ma culture. C’est lui la clé de ma communauté. C’est lui le principe de ma victoire. »

Antoine de Saint-Exupery, « Pilote de guerre », XXV

Chapelet de pierres

« …J’avais en mémoire les images de ces perles du chemin, alignées comme le long d’un immense chapelet lumineux, joyaux historiques que la Chrétienté avait laissés aux générations futures pour les guider dans leurs pérégrinations, sorte de voie lactée spirituelle : ses myriades de calvaires et croix à la croisée des chemins, ses chapelles en pierre, ses cathédrales touchant le ciel aux vitraux somptueux, ses statues de saints ou de martyrs, ses tableaux sublimes en forme de méditation colorée des mystères. Les anciennes générations d’hommes avaient visiblement saisi la majesté et la beauté du Seigneur, ils nous ont laissé en héritage leur exaltation… »

Extrait de « Les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu« , Jean-Marc Potdevin, Editions de l’Emmanuel, 2012

‘Des racines et des ailes’ à Metz

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir notre belle ville de Metz à la télévision française. La diffusion de l’émission ‘Des racines et des ailes’ hier soir était d’autant plus un évènement, dont on peut profiter encore pour quelques jours sur Internet.

http://www.pluzz.fr/des-racines-et-des-ailes-2011-06-29-20h35.html

La partie sur Metz commence à 58’30, mais toute l’émission mérite d’être vue…

2 août 2011 : de nombreuses personnes arrivent toujours sur cet article en espérant pouvoir voir ou revoir l’émission des ‘Racines et des Ailes’ consacrée à Metz ; malheureusement, ce lien n’est plus valable. Si un internaute trouvait un autre site permettant de visionner cette émission et voulait bien nous le faire connaître, il rendrait ainsi un grand service à beaucoup de gens !

La croix de mission de la place Saint-Vincent

« La place Saint-Vincent a été créée en 1741, aux frais de la ville. Aux archives municipales, on conserve un plan de Gardeur-Lebrun, daté du 7 mars 1791, relatif à son agrandissement.

En janvier 1825, à l’occasion de la grande mission, on planta sur cette place une grande croix. Pour cette érection, le commandant Nicolas-François Legrand fit imprimer à Paris, chez Lenormand fils, une brochure in-8° de douze pages, intitulée : « Ode à la Croix, à l’occasion de la plantation de la Croix dans la ville de Metz« .

Les troubles de 1830 firent disparaître cette croix, elle fut transportée dans la cathédrale, où elle est encore visible. »

Extrait de « A travers le vieux Metz / Les maisons historiques, tome II », de Jean-Julien Barbé, 1913

L’ancienne croix de mission de la place Saint-Vincent se trouve dans la cathédrale de Metz, à côté du portail nord de Notre-Dame-la-Ronde, à quelques mètres de la statue de Notre-Dame de Bon-Secours.