Notre monde n’entend plus Dieu…

« 74 – Notre monde n’entend plus Dieu car il parle continuellement, à un rythme et à un débit foudroyants, pour ne rien dire. La civilisation moderne ne sait pas se taire. Elle soliloque encore et toujours. La société postmoderne refuse le passé et regarde le présent comme un vil objet de consommation : elle envisage l’avenir à travers les rayons d’un progrès presque obsessionnel. Son rêve, devenu une triste réalité, aura consisté à enfermer le silence dans un cachot humide et obscur. Il y a désormais une dictature de la parole, une dictature de l’emphase verbale. Dans ce théâtre d’ombres, il ne reste qu’une blessure purulente de mots mécaniques, sans relief, sans vérité et sans fondement. Bien souvent, la vérité n’est plus qu’une pure et fallacieuse création médiatique corroborée par des images et des témoignages fabriqués.

Dès lors, la parole s’efface, inaccessible et inaudible. La postmodernité est une offense et une agression permanentes contre le silence divin. Du matin au soir, du soir au matin, la silence n’a plus aucun droit : le bruit veut empêcher Dieu lui-même de parler. Dans cet enfer du bruit, l’homme se désagrège et se perd ; il est morcelé en autant d’inquiétudes, de fantasmes et de peurs. Pour sortir de ces tunnels dépressifs, il attend désespérément le bruit afin que ce dernier lui apporte quelques consolations. Le bruit est un anxiolytique trompeur, addictif et mensonger. Le drame de notre monde ne se comprend jamais mieux que dans la fureur d’un bruit vide de sens qui hait obstinément le silence. Cette époque déteste ce à quoi nous porte le silence : la rencontre, l’émerveillement et l’agenouillement devant Dieu. »

Cardinal Robert Sarah

La force du silence

Editions Fayard, 2016

 

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Le Couronnement de la Vierge

Le plus beau vitrail de la basilique Saint-Vincent est celui du Couronnement de la Vierge de l’atelier de Laurent-Charles Maréchal.

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Il est inspiré de l’œuvre du même nom de Fra Angelico, à laquelle France Culture vient de consacrer une chronique :
http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5068559

couronnement

22 janvier : Saint Vincent

Saint Vincent, diacre de Saragosse, a été martyrisé à Valence et il est mort le 22 janvier 304.

Son nom veut dire : celui qui est en train de vaincre, de triompher, d’avoir le dernier mot. C’est ce qu’il vécut dans son supplice. Il fut martyrisé plusieurs fois, de toutes les façons possibles, et il était toujours vivant. Il était chaque fois victorieux. En désespoir de cause, le préfet le fit installer sur un lit moelleux pour qu’il se rétablisse, le temps qu’on trouve de nouvelles tortures. Et c’est là qu’il mourut, vainqueur du tyran jusque dans sa mort. Et au-delà. Car le préfet fit jeter son corps à la mer attaché à une très lourde meule. Et son corps revint sur le rivage avant ceux qui l’avaient apporté en mer. Il fut enseveli par une chrétienne, échappant définitivement au préfet.

Saint Vincent est le patron des vignerons, et la grande fête de la Bourgogne est la « Saint Vincent tournante », qui met chaque année à l’honneur le village d’un cru différent. Il n’y a aucune raison que saint Vincent soit patron des vignerons. Sauf une. Et c’est sans doute la plus belle étymologie populaire qui soit, la plus profonde et la plus chrétienne. Vincent, c’est vin-sang. Le vin de l’eucharistie, qui devient le sang du Christ.

Telle est la suprême dignité du vigneron, de produire le vin qui réjouit le cœur de l’homme, comme dit le psaume, et qui est destiné à le réjouir surnaturellement en devenant le sang du Christ.

Source : merci à Yves Daoudal

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L’Art Contemporain se veut total et sacré…

Alors que la basilique Saint-Vincent va devoir subir, pour la deuxième fois en quatre ans, une animation de la prochaine nuit blanche, voici, à l’attention des clercs du diocèse qui acceptent n’importe quoi dans les églises de la ville, une recension du livre d’Aude de Kerros,  « Sacré art contemporain » par Maximilien Friche de Mauvaise nouvelle.

L’Art Contemporain se veut total et sacré, Aude de Kerros (1) refuse d’être aux ordres

L’arnaque, l’usurpation, le foutage de gueule sont les qualificatifs désormais réservés aux derniers endroits réactionnaires que sont les comptoirs des cafés pour qualifier l’Art Contemporain (AC). Les malheureux ne savent pas à quel point ils ont raison, ne savent pas à quel point l’art conceptuel est allé au-delà de l’imagination en perversion. Après « L’Art caché » (2), Aude de Kerros reprend l’écrit pour résister et entrer en dissidence vis-à-vis de l’AC avec son nouvel opus intitulé « Sacré Art contemporain » (3). Elle révèle, exemples à la clé, le fonctionnement totalitaire de l’Art Contemporain grâce au travail de commissaires d’expositions, d’inspecteurs et tant d’autres fonctions aux évocations bolchéviques du ministère de la culture et de ses ramifications. Elle révèle aussi comment, avec la complicité et la collaboration d’évêques français, l’AC opère l’alchimie postmoderne de sacraliser la tourbe. Il est tout à fait légitime et logique qu’après avoir opéré par un détournement du langage, et dans la grande tradition Duchampienne, la transsubstantiation d’un objet vil en art, l’AC veuille acquérir ses lettres de noblesse en incarnant un sacré, un sacré sans Dieu bien sûr. L’année 2011 a été l’occasion de querelles qui rappellent les guerres de l’AC aux USA il y a dix ans : Golgotha picnic, la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu, Piss Christ. Le livre d’Aude de Kerros arrive donc à point pour encourager tous ceux qui veulent entrer en dissidence.

L’incontournable art Sub-Sub

Une Vierge formée avec des étrons, un strip-tease sur un autel, un crucifix noyé dans l’urine, un Christ en piéta assis sur une chaise électrique à la cathédrale de Gap, une machine à baptiser réalisée dans une église en Vendée laissant couler un liquide blanchâtre et plastifiant, le sperme de Dieu, des multiples réalisations nihilistes ou carrément satanistes, des vitraux aux symboles de la communauté gay et enfin Jean de Loisy qui clame en conférence de carême à Notre Dame de Paris en 2008 : la bite est sacrée, le trou du cul est sacré ! Bref, il suffit d’un condensé de porno-choc, de scato-chic, de catho-maso pour former l’art Sub-Sub, subventionné subversif et définitivement le sacraliser. « La transgression est devenue un service public, un monopole de l’Etat » (4), souligne dès le début de son livre Aude de Kerros. Le scandale ne réside pas dans la subversion mais dans la subvention. Aude de Kerros nous rappelle que la subversion a toujours existé sans poser soucis. Le véritable scandale est son officialisation par la commande publique. Le deuxième scandale est, par-dessus l’officialisation, la sacralisation de l’art conceptuel par la commande publique avec la collaboration de l’Eglise de France. Car en France, l’Etat est un label, il donne le ton et les fondations privées, les collectionneurs, etc, suivent comme un seul homme. En investissant les églises, Aude de Kerros explique que l’AC se drape de la légitimité historique et d’une ambiance de transcendance. C’est essentiel puisque « la légitimité de l’AC n’est que financière et repose essentiellement sur la foi elle aussi, tout comme la monnaie est fiduciaire. » (5) Pour la première fois de l’histoire de France, il y a donc un art sacré d’Etat, les commissaires, car les totalitaires n’ont pas peur des fonctions, imposent aux évêques. Le troisième et dernier scandale révélé par le livre est le monopole de la commande publique détenu par l’AC. Il n’y a pas de place pour tous les artistes d’aujourd’hui. Tous ceux qui travaillent de leurs mains pour faire du beau feraient bien de circuler pour s’orienter vers les salons des arts créatifs. Seuls ceux qui manipulent les concepts sont autorisés à gagner leur vie pour les fonctionnaires de l’art qui agissent et décident seuls.

« Ce que tu vois est de la merde, mais rassure-toi, il y a une pensée derrière. » (6)

Aude de Kerros, à travers les multiples exemples qu’elle livre dans son livre, nous fait comprendre comment l’artiste contemporain échappe systématiquement au jugement, esquive toutes responsabilités. Ses stratégies sont diverses. Il y a d’abord le cache-cache. L’auteur parsème des retables ou statues de vierges en plâtre de petits cœurs, de petites croix et XXX. Les initiés reconnaissent des anus, deux pénis croisés et le symbole des morts du sida. Les clercs n’y voient que des motifs décoratifs. Les militants gays sont contents de leur coup. La deuxième va légèrement plus loin et procède du « farces et attrapes ». Le regardeur (7) doit être absolument bousculé, questionné, choqué. Le bourgeois ne sera plus jamais tranquille, il sera assailli de blagues et contraint à la réflexion permanente. Exemple donné par l’auteur : 2001, Maine et Loire, en l’église Saint-Georges des gardes, posée à côté de la chasse du saint guérisseur, une autre chasse remplie de boîtes de médicaments. L’œuvre s’appelle : le miracle des antibiotiques. Ce n’est pas méchant. Cette petite blague permet une démultiplication des questionnements et débouche sur la délivrance de messages, voire d’une morale comme notre temps l’aime. La troisième stratégie convient aux artistes, dupes, légèrement niaiseux, piégés par leur propre dialectique. Il s’agit de la sincérité du jeu du hasard au palais des glaces. Très en vogue chez les artistes étatisés. L’œuvre, le concept ne se réalise que par le regardeur. L’effet miroir est immédiat. Si ce que vous voyez est choquant, c’est que la société elle-même est choquante. Les artistes ne font que montrer, les œuvres sont des épiphanies de ce monde (et de son Prince). Les artistes dénoncent et on les blâme, c’est le comble. C’est le cas de Piss Christ, les gens ne comprennent vraiment rien. L’œuvre peut aussi être montrée comme étant purement spontanée, le fruit du hasard, et c’est le regardeur qui y projette sa culpabilité. L’œuvre révèle le mal contenu dans le regardeur. Les artistes ayant cette stratégie sont capables de croire sincèrement aux raisonnements produits, aux dossiers de presse. L’essentiel est donné dans cette sentence : « L’œuvre produit une déception qui donne à penser » (8). Aude de Kerros nous livre ainsi un pot pourri de l’art contemporain qui aurait pu servir de source intarissable à Philippe Muray. Il faut bien en rire.

Et en plus l’Eglise aime ça

L’Art Contemporain est donc le rendez-vous de tous les blasphèmes. Il serait logique qu’il soit le prétexte d’une querelle entre l’Etat et l’Eglise. Et bien, Aude de Kerros nous montre que l’étude de l’histoire de l’Art Contemporain, et de sa quête du sacré, révèle une collaboration de l’Eglise par la voie d’évêques à son humiliation. L’Eglise se fait insulter, voit sa foi salie et elle aime ça. On trouve deux sortes de clercs. Il y a d’abord les militants de l’intérieur, les défenseurs du progrès par l’AC, autant dire des idéologues qui noyautent l’Eglise. Aude de Kerros nous rappelle le lancement en 1997 à Lourdes lors de l’assemblée plénière de tous les évêques de France d’un groupe « Arts, Culture et Foi ». Gilbert Brownstone y servira de sherpa entre autres à Mgr Rouet et à l’abbé Pousseur pour expliquer l’essence de l’AC. Sur Piss Christ, l’abbé conclut que l’œuvre était « porteuse de lumière » (9). Quant à l’évêque, il encense l’AC qui, contrairement à l’art moderne, est « moral, utile socialement, humanitaire, fondé sur la transgression… » (10). Pour ceux-là, rien à faire d’autre que prier pour leur conversion. Comme chez les artistes, derrière ceux que l’on aimerait qualifier de mal intentionnés, se cache une armée de niaiseux qui suivent. Ils sont piégés par les raisonnements des premiers. Pour eux, la charité exige de choisir l’art contemporain. De la maltraitance du regardeur, doit naître le dialogue. Du pur sado-maso. L’ouverture des Bernardins en 2008 constitue pour Aude de Kerros l’aboutissement de la convergence entre christianisme moderne et art contemporain. Jean de Loisy, commissaire d’exposition, en charge du département art contemporain aux Bernardins et théologien par-dessus le marché, aime ça aussi. Il aime cette façon « salutaire » d’être secoué. Et ce département s’arrange pour ne laisser aucune place à l’art d’aujourd’hui et à tout donner aux concepts. Pour Aude de Kerros, si l’Eglise suit tous ces théoriciens, c’est avant tout mû par le désir d’inculturation de la modernité, de l’art contemporain. Stratégie séculaire de l’Eglise. Sauf que l’auteur se pose la question que certains évêques ont oublié de poser aux commissaires : « Est-il possible d’inculturer une anti-culture ? » (11). Est-il possible d’inculturer un système d’essence totalitaire ?

Guerres culturelles et dissidence

Le livre « Sacré art contemporain » commence par un lexique, car l’AC, comme tout mouvement révolutionnaire change les définitions. Tout comme Duchamp avait qualifié d’art ce qui ne l’était pas, le laid devient beau, le blasphème salutaire, etc.  S’il y a guerre, c’est avant tout la guerre des mots. L’Art Contemporain, on l’aura compris, qualifie tout autre chose que tout l’art d’aujourd’hui. Aude de Kerros déplore qu’aucune place ne soit laissée à celui qui, travaillant de ses mains, réalise une œuvre traduisant une vision intérieure du monde, se passant d’explications, destinée à la contemplation voire à la communion. « L’artiste conceptuel, celui dont la cote monte, ne fat rien de ses mains » (12). En 2011, les affaires comme Golgotha pic-nic ont montré que le peuple pouvait réagir sous différentes formes pour s’opposer à ces choix de fonctionnaires. Dans un autre registre que la réaction, des paroissiens, comme à Fréjus, encouragés par leur évêque, sont parvenus à faire revenir l’Art dans leur église et à l’imposer aux fonctionnaires. L’Eglise de France a commencé à corriger le tir. L’Etat devra à sa suite infléchir un peu sa position. Aude de Kerros reprend la parole de Mgr Vingt-Trois : « La foi est indissociable d’une expression esthétique de cette foi et n’est pas assimilable à un modèle artistique particulier« . Et déjà, comme tout système totalitaire, l’Art Contemporain se fissure. Des brèches sont réalisées. Des artistes rentrent en dissidence et l’écrivent pour se battre avec les mêmes armes que les conceptuels, pour se battre avec les mots. Le livre d’Aude de Kerros nous rappelle que les artistes existent bien, ils sont masqués par l’Art Contemporain, méprisés par les commissaires et autres fonctionnaires de la culture. L’Art n’est pas mort, il patiente. Comme Dieu.

  1. Aude de Kerros est peintre et graveur. Elle est également l’auteur de plusieurs livres et articles sur l’Art Contemporain. Elle anime l’émission « le libre journal d’Aude de Kerros » sur Radio Courtoisie.
  2. L’Art caché – Aude de Kerros – Eyrolles éditions – ISBN-10: 2212539339
  3. Sacré art contemporain – Aude de Kerros – Jean-Cyrille Godefroy Editions – ISBN-10: 286553233X
  4. Sacré art contemporain – p21
  5. Sacré art contemporain – p62
  6. Extrait de « Art » de Yasmina Reza à entendre dans la bouche de Pierre Vaneck jouant Marc
  7. Aude de Kerros explique dans son lexique au début de son livre que le « regardeur » est un des mots clefs de l’art contemporain. « L’acte de foi du regardeur est fondateur … »
  8. Sacré art contemporain – p106
  9. Sacré art contemporain – p95
  10. Sacré art contemporain – p96
  11. Sacré art contemporain – p176
  12. Sacré art contemporain – p149

Saint-Martin d’Arc-sur-Tille, l’église miraculée

« Le scénario est toujours le même : une église mal entretenue, un maire qui souhaite la démolir, sous prétexte qu’aucune autre solution n’est possible et que sa restauration coûterait trop cher… Parfois, les élus indignes de leur fonction parviennent à leurs fins. Ce fut le cas l’année dernière de Nicolas Dumont, maire d’Abbeville. Les habitants de cette ville, qui l’ont cru, devraient regarder le film qui accompagne cet article, où l’on voit comment une commune d’à peine 2500 habitants, Arc-sur-Tille, a réussi ce qui était soi-disant impossible : sauver son église, après s’être débarrassé de l’élu incompétent. Aujourd’hui, la première tranche de la restauration est en cours, et le financement de la deuxième est en bonne voie puisqu’il reste à ce jour à peine 140 000 euros sur 800 000 à trouver. Une souscription est toujours en cours via la Fondation du Patrimoine et la générosité qui s’est déjà largement manifestée auparavant devrait encore se manifester. Si tout va bien, cette deuxième partie du chantier devrait débuter en janvier 2014 pour une réouverture au public prévue trois ans plus tard. En attendant, l’église devrait pouvoir être visitée lors des prochaines journées du patrimoine. (…)

De longues descriptions sont inutiles : ce que l’on voit dans le film ci-dessous (visible par tous) montre tout l’intérêt de cette église qui a failli disparaître. N’hésitez pas à soutenir l’association dans sa recherche de fonds (vous pouvez le faire à partir d’ici). Diffusez ce film largement : il est la preuve qu’il ne faut pas croire les élus qui veulent détruire leur église. Que les habitants de Gesté et des autres communes sur lesquelles plane une telle menace aient le bon réflexe aux prochaines municipales : dehors les vandales ! »

Texte complet sur le site de La Tribune de l’Art :

 

Heureusement, l’église Saint-Martin d’Arc-sur-Tille, contrairement à la basilique Saint-Vincent, a eu la chance d’avoir une association d’« amis » sincères et soucieux de la faire revivre et de lui conserver son caractère sacré, un maire digne de sa fonction, et un clergé qui ne s’est pas trompé de maître.

Le nouveau site Internet du diocèse de Metz

Le diocèse de Metz a changé récemment la présentation de son site Internet.

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On y voit un beau ciel bleu en fond, mais un internaute étranger ne parlant pas français et arrivant sur ce site par hasard devinerait-il que c’est celui d’un diocèse de la « fille aînée de l’Eglise, éducatrice des peuples » ? Au moins l’ancien site présentait-il des photos d’églises en entête ; là, une minuscule petite croix dans un coin du logo du diocèse, dont la barre horizontale est d’ailleurs plus grande que la barre verticale, une ampoule, un agenda, une affiche des JMJ qui fera illusion tant qu’elle sera d’actualité, mais après ?

Ce n’est pas tant la forme du site du diocèse qui avait besoin d’être changée que le fond : c’est toujours un site fait par des bureaucrates pour des bureaucrates, avec des conseils, des commissions, des projets entre amis, des abréviations dans tous les sens, de l’autosatisfaction…

Mais le croyant, l’assoiffé d’absolu pourront toujours y chercher de quoi nourrir sa foi et son espérance en cette période de fous, ils n’y trouveront rien ! Même le communiqué de M. Raffin de fin avril appelant les catholiques à la résistance après le vote de la loi Taubira ne s’y trouve pas. Et ne parlons pas des ridicules « FAQs Actes des Apôtres« , comme « La méthode de lecture n’incite-t-elle pas au subjectivisme ? »… Saint Pierre réveille-toi, ils sont devenus fous !

Mais comment des hommes qui prétendent avoir mis leur vie dans les pas du Christ peuvent-ils être aussi timorés, aussi désespérants, aussi inexistants même dans l’annonce de la Bonne Nouvelle ? Ont-ils oublié qu’ils sont les dépositaires d’un héritage spirituel fabuleux, et qu’ils devraient être enthousiastes à le transmettre à leur tour ? N’y a-t-il pas péché à n’avoir que ce néant à proposer, sachant que l’étymologie de ce mot est « manquer sa cible » ? N’est-ce pas enterrer ses talents à dix pieds sous terre, ou ces hommes ont-ils à ce point perdu la foi qu’ils s’ingénient à n’en rien transmettre ?

Comment s’étonner ensuite que les prêtres de M. Raffin ne sachent plus comment remplir une basilique millénaire, pourtant située au cœur d’un quartier si riche en humanité ? Ou alors la beauté de cette basilique, la foi et la force des hommes qui l’ont construite, alors qu’ils n’avaient pas un millième du confort et des outils dont nous disposons aujourd’hui, les renvoient-elles à leur propre petitesse ?

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Heureusement que la toile fourmille de sites et d’exemples où la Foi, l’Espérance et la Résistance chrétienne ne sont pas de vagues concepts enfouis sous un fatras technocratique !

Grâce soit rendue à tous ceux qui s’engagent aujourd’hui spirituellement, intellectuellement et physiquement pour défendre la Vérité et faire renaître la Foi catholique dans notre pays !