Rénovation du chevet de la basilique Saint-Vincent

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Les échafaudages qui cachaient depuis plusieurs mois une partie du chevet de la basilique Saint-Vincent se sont déplacés de quelques mètres, révélant ainsi depuis la rue Goussaud des gargouilles d’une étonnante modernité, de drôles de petits personnages et une pierre de Jaumont plus chaleureuse que jamais.

Avant :

Maintenant :

Un très grand bravo aux artisans de ce rajeunissement !

 

Sur les pas d’Etienne-Pierre Morlanne et Laurent-Charles Maréchal ce dimanche 13 mai à Metz

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L’association Arc en Ciel située rue Mazelle fête ce dimanche son 20ème anniversaire et organise pour l’occasion jeux de rôle, pique-nique, spectacles de chants et de danse pour petits et grands, et aussi deux marches commentées sur les traces de deux Messins bien connus déjà évoqués sur ce blog :

. Visite guidée par Guy Remmy des églises Saint-Maximin et Saint-Eucaire et de leurs vitraux respectifs de Jean Cocteau et de Laurent-Charles Maréchal. Rendez-vous à 10 heures place des Charrons.

Eglise Saint-Maximin

Eglise Saint-Eucaire

. Sur les traces d’Etienne-Pierre Morlanne, chirurgien et humaniste, visite guidée des monuments, chapelles, dessus de portes, rues, fontaines, monuments historiques, depuis le siège de l’association Arc en Ciel au 71 rue Mazelle jusqu’à la maternité Sainte-Croix qui continue son oeuvre. Rendez-vous à 10 heures place des Charrons, deux circuits possibles, un long et un court. 

Chapelle de la maternité Sainte-Croix

 

Réouverture de la basilique Saint-Vincent

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Comme chaque année à partir de début mai, la basilique Saint-Vincent sera de nouveau ouverte au public tous les samedis de 14 à 18 heures, et ce jusqu’à fin octobre.

Cet après-midi n’a pas échappé à sa règle immuable et si sympathique : rencontre de connaissance de connaissances, visite de nombreux touristes étrangers et de Messins étonnés et heureux de pouvoir -enfin ! – découvrir l’intérieur de la basilique.

Cependant, avis à la population : le parking de la place Saint-Vincent est désormais PAYANT !

 

Architecte, es-tu là ?

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On ne peut s’empêcher de penser, à entrer dans le détail de la basilique Saint-Vincent, que certains tailleurs de pierre devaient bien s’amuser en faisant leur travail… Ainsi, que vient donc faire cette tête qui semble sortir du mur dans le transept sud, près de l’angle du choeur ?

D’aucuns pensent qu’il pourrait s’agir de l’architecte contemplant son oeuvre avec, à juste titre, une satisfaction légitime. Il est vrai que d’où il est, la vue doit être particulièrement belle et impressionnante.

L’entreprise sera dédiée à des générations de frères ; l’atmosphère du lieu habité procèdera de l’inspiration initiale. L’édifice terminé en contient indéfiniment la substance. Plus, à l’origine, l’intensité et la puissance de la pensée composeront avec générosité, pureté, piété, avec tendresse et espérance, avec courage et orgueil, plus se refléteront dans les âmes de mes frères les harmonies, les émotions perceptibles et propres à chacune de leurs sensibilités. (…)

Sous les voûtes de l’église, fraîche en toutes saisons, lieu où les chants s’élèvent, se brisent, se multiplient dans une grave résonance, l’âme s’illuminera autant par les effusions de la prière que par l’envoûtement d’un paradis de pierres.”

Fernand POUILLON
Les pierres sauvages

“Prière de pierre” et “esprit gothique”

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France 5 a diffusé hier soir un superbe documentaire, “Au coeur de Notre-Dame de Paris” : l’occasion d’apprendre que l’on peut y trouver (entre autres) des reliques de saint Vincent, mais surtout d’effleurer l’âme de ces constructeurs par la voix d’un sympathique Architecte des bâtiments de France :

“Dans une cathédrale comme ça, il n’y a pas d’espace médiocre, pas d’espace négligé, tout était traité quasiment au même degré de soin, de raffinement. (…) On le voit au niveau de la charpente, on le voit pratiquement partout. Et ça, c’est une leçon d’architecture : ils étaient tous anonymes, donc ils étaient éminemment modestes pour eux, mais avec une ambition démesurée pour l’édifice qu’ils réalisaient. (…)

On est là devant la preuve d’une recherche de perfection perpétuelle de la part de ces travailleurs, simplement parce qu’on est au Moyen Âge et que c’est l’esprit gothique qui animait ces gens-là ; et je pense que l’esprit gothique avait créé une telle dignité dans la corporation des tailleurs de pierre, architectes, maîtres d’oeuvre, etc, qu’en définitive ils voulaient être dignes de cette aristocratie du bâtiment. (…)”

Ce documentaire peut être revu pendant une petite semaine sur le lien suivant :

http://www.pluzz.fr/au-coeur-de-notre-dame-2012-04-15-20h38.html

Marronniers marrons place Saint-Vincent

Plus d’un millier d’arbres ont été abattus en quatre ans à Metz ; parmi les derniers en date, les cinq marroniers de la place Saint-Vincent qui longeaient la rue Belle-Isle.

Quel sort sera-t-il fait aux autres ? Est-il permis d’espérer que tout le monde pourra encore profiter pendant longtemps des riants contrastes et de la fraîcheur qu’apportent à la belle saison ces arbres centenaires ?

Pâques

Il souffrait tout à l’heure, c’est vrai, mais maintenant il va mourir. La grande croix dans la nuit faiblement remue avec le Dieu qui respire. Tout y est. Il n’y a plus qu’à laisser faire l’instrument qui du joint de la double nature inépuisablement, de la source du corps et de l’âme et de l’hypostase, exprime et tire toute la possibilité qui est en lui de souffrir. Il est tout seul comme Adam quand il était dans l’Eden. Il est pour trois heures seul et savoure le Vin, l’ignorance indicible de l’homme dans le retrait de Dieu.”

Extrait de la douxième station du “Chemin de croix” de Paul Claudel

Jean Antoine, “Architecte et Arpenteur Général du Département de Metz”

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Le très beau livre d’Aurélien Davrius, “La place d’Armes de Metz“, aux éditions Alain Baudry et Cie (2011), raconte la genèse de la célèbre place qui jouxte la cathédrale.

Lorsque le maréchal de Belle-Isle arrive à Metz en 1727 comme gouverneur de la ville, il a la volonté de renforcer ses défenses et de la moderniser. Un certain nombre de projets lui sont présentés au fil des années, parmi lesquels celui de Jean Antoine, “Architecte et Arpenteur du Département de Metz”, le 2 février 1752.

Ce projet prévoyait, entre autres, la création d’une vaste place Royale devant la cathédrale, sur laquelle auraient donné la place Saint-Jacques, diverses rues existantes (dont la rue des Clercs, la Fournirue, la rue du Petit-Paris…) et cinq rues nouvelles. Projet cohérent et ambitieux, mais extrêmement coûteux, et qui aurait nécessité nombre d’expropriations et de relogements en plus de travaux très importants (comme le remblaiement de la place de Chambre et des berges de la Moselle sur huit mètres de hauteur) : le maréchal de Belle-Isle n’en voulut pas.

Metz a pourtant gardé un témoignage du travail de Jean Antoine : la façade classique de la basilique Saint-Vincent édifiée vers 1754-56, “avec un Portail de 26 Colonnes ou sont Employées les trois ordres, Grec, & une superbe tribune sur les desseins de J. Antoine Architecte, & Arpenteur Général a Metz“.

Cet article est un résumé extrêmement succinct de la partie consacrée à Jean Antoine dans le livre d’Aurélien Davrius. Il convient de se reporter à cet ouvrage (dont est extrait le plan reproduit ci-dessus) pour avoir une idée plus complète de son projet pour Metz… et de toute l’histoire de la place d’Armes !

Sur un sujet approchant ont déjà été publiés sur ce blog :

. La façade de Saint-Vincent dans tous ses états

. Saint-Vincent aux XVIIe et XVIIIe siècles

. L’essor de l’art français vers l’est

. L’apogée de la pierre de Jaumont

. Leçon d’histoire de l’art à la basilique Saint-Vincent (suite)

La Création, vue par saint Augustin

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Ainsi l’ouvrier donne une nouvelle forme à une matière qui était déjà, et qui était capable de le recevoir, comme le potier à la terre, le sculpteur au marbre, le menuisier au bois, l’orfèvre à l’or, les autres artisans de même, chacun sur les matières sur lesquelles ils travaillent. Mais, Seigneur, d’où ces matières auraient-elles tiré leur être, si vous ne les aviez point faites ? C’est vous qui avez formé le corps de l’ouvrier ; qui avez créé l’âme, laquelle remue comme il lui plaît les membres de ce corps ; qui êtes l’auteur de la matière sur laquelle il travaille, de l’esprit qui le rend capable de travailler avec art, et de considérer dans lui-même ce qu’il exécute au-dehors, et de tous ses sens corporels, par le moyen desquels ce qu’il fait passe de son imagination à son ouvrage, et qui lui rapportent ce qu’il a fait, afin qu’il consulte la vérité qui préside dans son âme, pour savoir s’il est bien fait. Toutes ces choses, Seigneur, vous louent, comme étant le créateur de toutes choses.”

Saint Augustin, “La Création du monde et le Temps”, Folio 2€

 

Sur le blason de la commune de Pange

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L’abbaye Saint-Vincent possédait au Moyen Âge différents villages aux alentours de Metz, dont Courcelles-sur-Nied, Vany, Glatigny, Amanvillers… Il n’est d’ailleurs pas rare que des habitants de ces communes viennent à la basilique le samedi après-midi pour essayer d’obtenir quelques informations à ce sujet.

Pange faisait également partie de ces possessions, et si cette commune a longtemps eu pour blason les armes de la famille Thomas, qui reçut de Stanislas le titre de marquis le 2 janvier 1766, le blason choisi par la commune en 1949 sur proposition de la Commission départementale d’héraldique fait référence à cette appartenance ancienne à l’abbaye Saint-Vincent :

Ecartelé, aux I et 4 d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent, au 2 de gueules à la fleur de lys d’argent d’où naissent deux palmes de sinople, au 3 de gueules à deux clefs d’or posées en pal, accostées de deux croix de Lorraine d’argent.”

“Les armes simples de Lorraine, aux 1er et 4e quartiers, rappellent que Pange était de toute ancienneté un fief du duché, dépendant de la châtellenie d’Amance. Au 2e quartier sont inscrites les armes de l’abbaye des bénédictins de Saint-Vincent de Metz (dès 1377, le sceau de l’abbaye comportait, au-dessous de l’image de saint Vincent tenant la palme et le livre, une grosse fleur de lys) et au 3e celles de l’abbaye de bénédictines de Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (établies d’après un sceau de 1519) ; en effet, Pange était partagée primitivement en deux seigneuries, appartenant à ces deux abbayes : le ban Saint-Vincent, à l’abbaye de ce nom, et le ban des Allemands, à Saint-Pierre.”

Source : “Armorial des communes du département de la Moselle, tome 1, chefs lieux de cantons”, 1950

C’est bien cette fleur de lys d’où naissent deux palmes de sinople que l’on retrouve sur le blason basilical de Saint-Vincent :

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