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« Cette femme t’a menti, ce faux dévot t’a trompé. Tu tires de ta déception un argument contre l’amour et contre la foi. Mais cette déception même est un hommage à la vraie religion et à l’amour pur. Serais-tu aussi meurtri dans les profondeurs de ton âme par un mauvais cuisinier ou un mauvais coiffeur ? Tu souffres de voir cette chose profanée : c’est donc qu’elle est sacrée. L’irritation que crée en toi la caricature te donne la mesure de la splendeur de la forme. »

Gustave Thibon, Ce que Dieu a uni / Essai sur l’amour, 1937

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