Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes… (Mt 23, 3-4)

1er octobre 2010 : la nuit blanche de Metz se déroule (entre autres) à la basilique Saint-Vincent, qui se trouve pour la circonstance affublée de grands ballons dont le coût se monte à 60.000 euros, soit 10% du montant total officiel de toutes les « performances »  de la soirée dans la ville.

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Le lendemain, certains de ces ballons traînaient lamentablement sur le sol… Ont-ils été réutilisés par la suite, ou ont-ils terminé immédiatement dans une décharge ?

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Oh, que l’on se rassure ! Les contribuables n’ont pas été les seuls à financer cette gabegie ! Le spectacle à la basilique Saint-Vincent avait en effet reçu le soutien de la Caisse des dépôts et consignations, qui est supposée collecter les montants déposés sur les livrets d’épargne des Français pour investir à « long terme au service de l’intérêt général et du  développement économique du pays. » Voilà qui ravira tous les petits épargnants !

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Il faut savoir aussi qu’au niveau mondial, le volume d’argent qui s’échange pour l’art contemporain (et dont relèvent les nuits blanches auxquelles les autorités diocésaines se soumettent si complaisamment) occupe la troisième place après la drogue et les armes (1).

Voilà donc un clergé qui prétend enseigner l’Amour et la Charité dans ses homélies, et qui n’est même pas capable d’empathie pour ses contemporains en refusant catégoriquement que ces pantalonnades se déroulent dans ses églises ! « Tout ce qu’ils disent, faites-le donc et respectez-le, mais n’agissez pas comme eux, car ils disent et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. » (Mt 23, 3-4)

Dans sa première homélie, notre nouveau pape François a affirmé : « Si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. Nous deviendrions une philanthropique ONG mais non l’Eglise, l’Epouse du Seigneur. Si on ne bâtit pas sur la roche, il arrive ce qu’il arrive aux enfants sur la plage avec leurs châteaux de sable. Sans consistance, ils s’effondrent ». Il a ajouté en citant Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas Dieu, prie pour le Diable, car qui ne confesse pas le Christ confesse la mondanité du Diable… »

Les mondains du clergé concordataire de Metz n’ont rien d’une ONG philanthropique, mais qu’ils prennent garde ! Si la source de l’Evangile ne les intéresse plus, qu’ils n’oublient pas que César est au bord de la ruine et qu’ils risquent bien d’être les premiers à en faire les frais !

(1) L’abstraction  spiritualisante  au Collège des Bernardins, par Christine Sourgins, 7 mai 2010

Plusieurs études sur l’art contemporain et ses dérives sont à télécharger sur le site de Sauvons l’art.

A lire aussi sur ce blog :

. Marc Fumaroli : ce n’est pas d’art contemporain dont l’Eglise a besoin

. Tu aimeras ton église comme toi-même…

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