‘La grande pitié des églises de France’

Très bel article de Benoît de Sagazan sur son Patrimoine en blog :

« En ce début d’année 2013, nous avons reçu un peu trop de mauvaises nouvelles concernant des églises de France. Et la qualité de l’air que nous respirons s’en est trouvée altérée. L’occasion m’a été offerte récemment de me replonger dans « La grande pitié des églises de France » de Maurice Barrès, publié en 1914. Sa relecture, toujours fébrile en ce qui me concerne, m’a redonné le goût d’espérer. Comme une source « antidote » à cette folie destructrice qui, par négligence ou mauvaise volonté, efface de nos paysages, de nos mémoires et de nos âmes ces édifices phares que sont nos églises, l’envie a surgi de vous en restituer quelques perles… (Pardonnez-moi ce lyrisme peu habituel sur ce blog.) »

Une église dans le paysage améliore la qualité de l’air que je respire.

Chacun de nous trouve dans l’église sont maximum de rendement d’âme.

Je défends les églises au nom de la vie intérieure de chacun.

Nos églises sont au premier rang de nos richesses de civilisation.

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Nous les avons reçues de nos aïeux, nous devons les transmettre à nos fils, nous n’avons pas à nous laisser étourdir par ceux qui les déclarent inutiles.

Connaissez-vous cette sorte d’angoisse et de protestation qui se forment au fond de notre être chaque fois que nous voyons souiller une source, avilir un paysage, défricher une forêt ou simplement couper un bel arbre sans lui fournir de successeur ? Une pinède qui brûle sur les collines de Provence, c’est une église qu’on dynamite.

Il n’y a pas sur la terre de France deux églises rurales qui soient en tous points pareilles… Eglises romanes, églises gothiques, églises de la Renaissance, églises de style baroque, toutes portent un témoignage magnifique, le plus puissant, le plus abondant, le plus abondant des témoignages en faveur du génie français…

Elles sont la voix, le chant de notre terre, une voix sortie du sol où elles s’appuient, une voix du temps où elles furent construites et du peuple qui les voulut.

Maurice Barrès, La grande pitié des églises de France, 1914, sur Patrimoine en blog

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