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« Mon vieux Metz était beau, était gentil. Mais n’est-ce pas encore aujourd’hui la plus belle et la meilleure des villes ? Gravissez le Saint-Quentin – au crépuscule ou à l’aube, car l’un a ses charmes et l’autre ses splendeurs – et voyez comme la câline Moselle sait flatter la cité. Voici l’aristocratique carré de notre vieux parlement, devenu palais de justice, tout doré sous la caresse du ciel ; le clocher effilé de Saint-Martin, les deux tours élégantes de Sainte-Ségolène ; d’autres doigts de Dieu encore et, enfin et surtout, notre glorieuse cathédrale qui tant de fois a pleuré et si souvent a tressailli d’allégresse. Du Haut-de-Sainte-Croix, les maisons semblent descendre, et monter du Moyen-Pont et de Saint-Vincent. On dirait que de partout elles accourent pour se serrer autour du vieux moutier protecteur.

« Il n’y a pas de ville qui sache se faire aimer comme Metz. » Notre coeur nous l’avait dit bien avant que Barrès l’ait écrit. »

Paul Durand, En passant par la Lorraine / Gens et choses de chez nous 1900-1945, éditions Le Lorrain

PontRoches

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