L’abbaye Saint-Vincent dans le journal de Dom Jean François (1760-1772) (V)

Présentation des protagonistes
L’abbaye Saint-Vincent dans le journal de Dom Jean François (1760-1772) (II)
L’abbaye Saint-Vincent dans le journal de Dom Jean François (1760-1772) (III)
L’abbaye Saint-Vincent dans le journal de Dom Jean François (1760-1772) (IV)
 
 
« Octobre 1764
Le 5 et le 6 etc., les échevins synodaux anciens et modernes de onze paroisses de la ville, de concert avec les notables, donnent des certificats comme quoi il est faux que la ville demande ou ait demandé la suppression de Saint-Vincent ; qu’au contraire tout le monde a été alarmé d’une entreprise aussi singulière, etc. (…)
 
Décembre 1764
Le 3 décembre meurt sec comme un squelette et sans sacrements le sieur Roucour, syndic de la ville ; syndic qui s’était fait nommer syndic royal et à vie contre l’usage jusqu’ici usité : la ville ayant toujours joui du droit d’élection jusqu’à ce personnage, qui passe dans la ville pour l’embaucheur dom Quichotte de l’envahissement de Saint-Vincent, tenté par les religieuses défroquées de Saint-Pierre et de Sainte-Marie. (…)
Le 31, veille du nouvel an, j’apprends d’un conseiller au parlement que les curés de la ville ont écrit à Rome pour demander la suppression de Saint-Vincent sous prétexte du besoin d’une renfermerie, et cela à la sollicitation de l’évêque et de l’abbesse. (…)
 
Juin 1765
Le 3 juin, l’affaire de Saint-Vincent est gagnée à Rome. (…)
[Le 22], Saint-Vincent apprend le gain de son procès à Rome. (…)
 
Juillet 1765
Au commencement de ce mois, le gain de l’affaire de Saint-Vincent contre Madame l’abbesse de Saint-Pierre s’ébruite, et tout Metz en est dans l’allégresse, excepté les partisans de cette dame, tel. M. l’évêque. (…)
 
Décembre 1765
(…)  [Le 8], nous, supérieurs des quatre abbayes de Metz, apprenons de Rome que M. l’évêque et Madame de Saint-Louis ont fait contre Saint-Vincent une nouvelle tentative en cette cour, dont heureusement ils sont encore déboutés. (…)
 
Février 1767
Au commencement de février, M. de Lançon, maître-échevin tombe en apoplexie au milieu de la rue de la prison militaire proche Saint-Symphorien, au sortir de chez M. Le Brun, ingénieur de la ville, chargé de dresser le plan de la nouvelle renfermerie. Ne serait-ce pas saint Pierre Célestin et saint Goëric dont on voit le beau buste en argent à Saint-Symphorien, qui lui auraient donné des coups de leurs crosses ? On a dit dans le monde que saint Vincent et sainte Lucie avaient fait sécher le pauvre laid Roucour, syndic de la ville, auteur du projet contre l’abbaye Saint-Vincent. On pourra bien aussi dire quelque chose de M. de Lançon. (…) »
 
Source : « Journal de Dom Jean François, 1760-1772 », publié par l’Académie de Metz en 1913
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