Sur le blason de la commune de Pange

L’abbaye Saint-Vincent possédait au Moyen Âge différents villages aux alentours de Metz, dont Courcelles-sur-Nied, Vany, Glatigny, Amanvillers… Il n’est d’ailleurs pas rare que des habitants de ces communes viennent à la basilique le samedi après-midi pour essayer d’obtenir quelques informations à ce sujet.

Pange faisait également partie de ces possessions, et si cette commune a longtemps eu pour blason les armes de la famille Thomas, qui reçut de Stanislas le titre de marquis le 2 janvier 1766, le blason choisi par la commune en 1949 sur proposition de la Commission départementale d’héraldique fait référence à cette appartenance ancienne à l’abbaye Saint-Vincent :

« Ecartelé, aux I et 4 d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent, au 2 de gueules à la fleur de lys d’argent d’où naissent deux palmes de sinople, au 3 de gueules à deux clefs d’or posées en pal, accostées de deux croix de Lorraine d’argent. »

« Les armes simples de Lorraine, aux 1er et 4e quartiers, rappellent que Pange était de toute ancienneté un fief du duché, dépendant de la châtellenie d’Amance. Au 2e quartier sont inscrites les armes de l’abbaye des bénédictins de Saint-Vincent de Metz (dès 1377, le sceau de l’abbaye comportait, au-dessous de l’image de saint Vincent tenant la palme et le livre, une grosse fleur de lys) et au 3e celles de l’abbaye de bénédictines de Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz (établies d’après un sceau de 1519) ; en effet, Pange était partagée primitivement en deux seigneuries, appartenant à ces deux abbayes : le ban Saint-Vincent, à l’abbaye de ce nom, et le ban des Allemands, à Saint-Pierre. »

Source : « Armorial des communes du département de la Moselle, tome 1, chefs lieux de cantons », 1950

C’est bien cette fleur de lys d’où naissent deux palmes de sinople que l’on retrouve sur le blason basilical de Saint-Vincent :

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