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Guillaume Durand fut évêque de Mende au XIIIe siècle. Né en 1230 près de Béziers, il est donc contemporain de la construction de l’église abbatiale gothique Saint-Vincent commencée en 1248. Son « Manuel pour comprendre la signification symbolique des cathédrales et des églises » (Editions La Maison de Vie, 1996) nous permet de comprendre l’état d’esprit de ces formidables bâtisseurs.

« IX. Des pierres

Car l’église matérielle dans laquelle le peuple se rassemble pour louer Dieu représente la sainte Eglise qui est construite dans les cieux, de pierres vivantes, comme nous l’avons déjà dit. C’est la maison du Seigneur bâtie solidement, dont le fondement est le Christ, qui est la pierre angulaire ; fondement sur lequel a été placé celui des apôtres et des prophètes, comme il est écrit : « Ses fondements sont dans les montagnes saintes. » Les murailles bâties sur ces fondements sont les Juifs et les Gentils qui sont venus au Christ des quatre parties du monde, et qui ont cru, croient ou croiront en lui. Mais les fidèles, prédestinés à la vie éternelle, sont les pierres employées à la structure de ce mur, qui sera toujours élevé et construit jusqu’à la fin du monde. Et une pierre est posée sur une pierre, quand ceux qui enseignent dans l’église se chargent avec zèle des enfants pour les enseigner, pour les reprendre et pour les fortifier dans la foi. Et dans la sainte Eglise, celui qui porte du secours à son frère dans ses peines est chargé de pierres qu’il porte pour l’édifice de la maison spirituelle de Dieu. Et les pierres plus grosses que les autres, et celles qui sont polies ou unies que l’on place au dehors de l’édifice, et entre lesquelles on met les pierres qui sont plus petites, représentent les hommes plus parfaits que les autres, et qui, par leurs mérites et par leurs prières, retiennent leurs frères plus faibles dans la sainte Eglise. »

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