Leçon d’histoire de l’art à la basilique Saint-Vincent (suite)

Suite de l’extrait du « Metz d’un petit garçon » de Jean Grosdidier de Matons (éditions Serpenoise, 1989), accompagnée des dessins de la basilique par l’auteur. Un bien joli coup de crayon…

« [Ce monument], malheureusement, est un peu décourageant de l’extérieur à cause de la façade classique plaquée sur la nef gothique. Le petit garçon trouvait mortellement ennuyeux cet échafaudage de colonnes dont on lui avait appris qu’elles étaient successivement, suivant leurs chapiteaux et leurs cannelures, doriques, ioniques ou corinthiennes, encadrant des niches garnies de statues théâtrales, couvertes de suie grasse comme tout le reste de la ville.

Pour voir l’église Saint-Vincent, il faut se  placer au premier étage du lycée, côté cour. Ce n’est offert qu’aux petits garçons distraits, élèves du lycée. Alors l’église apparaît dans toute sa longueur, avec ses toits légèrement inclinés à l’unisson de ceux de la vieille ville, les larges bras de son transept, son abside tombant dans la cour, ses deux tours jumelles parfaites de proportions, cependant que la façade, dont on ne voit que le dos, se fait heureusement oublier. »

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