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Après Laurent-Charles Maréchal (sur lequel nous reviendrons), évoquons la figure d’un autre peintre qui a participé au renouveau de la basilique (alors église paroissiale) Saint-Vincent au XIXe siècle : Auguste Hussenot, à qui l’on doit les décorations murales de la chapelle de sainte Lucie dans l’absidiole nord, ainsi que, en face, la toile à l’arrière de la statue de saint Antoine de Padoue.

Né en 1799 à Courcelle-sur-Blaise (Haute-Marne), sa « famille s’établit à Metz en 1810. Son père était manufacturier d’indiennes et voulut fonder à Metz un atelier de teinture pour draps militaires, mais il échoua et devint graveur sur bois et fit apprendre à son fils le métier de ferblantier. Parallèlement, celui-ci suivait les cours de l’école de dessin de la ville. Il y obtint une bourse pour aller étudier à l’Ecole des beaux-arts de Paris (1823). Il travailla dans l’atelier de Gros.

De retour à Metz, il fonda avec son ami Migette un cours de peinture et un atelier de décoration. Puis il devint conservateur du musée de Metz (1832-1885). Il exposa aux salons de Paris de 1840 à 1852 et obtint une médaille d’or en 1846. Il peignait surtout des portraits (dont celui de son ami Migette). » (1)

« En 1842, Hussenot met au point son procédé de « peinture en feuilles ». Il s’agit de feuillets peints à l’atelier, souples comme la peau d’un gant, pouvant être par la suite appliqués sur de grandes surfaces. De vastes décorations murales sont ainsi réalisées à distance, et l’invention recueille un certain succès. A Metz, l’artiste travaille pour les églises de Notre-Dame, Saint-Vincent, Saint-Maximin, Saint-Simon. Il pose un plafond au couvent du Sacré-Coeur à Kienzheim, près de Colmar. Son fils Joseph, initié au procédé, exécute en 1853 pour l’église Saint-André de Lille une composition de 25 mètres de longueur : L’extase des Saints devant la Trinité. L’Illustration reproduit la scène et consacre au jeune artiste un article élogieux. Pour cette découverte, Auguste Hussenot reçoit en 1845 une médaille d’argent de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale ; il est également récompensé, à l’Exposition universelle de 1855, par une médaille de première classe. » (2)

Il meurt à Metz en 1885.

Sources :

(1) Hommes et femmes célèbres de Moselle, Jocelyne Barthel, éditions Bonneton, 1995

(2) L’Ecole de Metz 1834-1870, Christine Peltre, éditions Serpenoise / Presses Universitaires de Nancy, 1988

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