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Après le masque feuillu, continuons notre découverte de l’iconographie sculptée de Saint-Vincent avec le basilic du collatéral nord.

Animal légendaire, le basilic est issu d’un oeuf couvé par un crapaud dans du fumier. Il a le poitrail et les ailes d’un oiseau, et la queue d’un reptile. C’est de sa huppe en forme de couronne qu’il tire son nom (du grec basileus, roi). Il est considéré comme le roi des serpents et l’une des quatre représentations du diable. Dans la Kabbale, il est la monture de l’ange infernal Azagel. Son regard, son souffle, son sifflement, les germes des maladies contagieuses qu’il transporte sont mortels pour tout être ou animal qui le rencontre, mais il meurt de croiser son propre regard dans un miroir.

Sur les chapiteaux de nos églises, il évoque les tentations et le péché que le fidèle doit expier, comme le Christ a vaincu le démon.

Sources :
. « Un pèlerinage intérieur« , Paule Amblard
. « Le bestiaire des cathédrales« , Pierre Ripert
. « Dossier de l’Art no. 103, le symbolisme du bestiaire médiéval sculpté« , décembre 2003-janvier 2004 ; il est à noter que l’ensemble des illustrations de ce dossier proviennent d’édifices religieux du nord-est de la France (Lorraine, Alsace, Bourgogne), la cathédrale de Metz y étant particulièrement bien représentée.
 
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