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Telle qu’elle apparaît aujourd’hui, la basilique Saint-Vincent cache une nef et un choeur gothiques derrière une façade classique… Il est évident qu’il n’en a pas toujours été ainsi…

Tous les Messins connaissent les deux tours de la basilique Saint-Vincent que l’on voit fièrement apparaître au-dessus du théâtre, depuis le pont des Morts, de l’autoroute A31 ou d’ailleurs…

Ces deux tours sont plus ou moins d’origine, mais l’édifice dont la construction a débuté en 1248 présentait une troisième tour-clocher, que l’on peut voir encore sur la gravure de Claude Chastillon datée de 1610.

Peut-être y a-t-il eu un projet de portail gothique qui n’a jamais vu le jour, et qui fait que l’église abbatiale pouvait être considérée comme non terminée.

Dès la fin du XVIIe siècle et jusqu’au milieu du XVIIIe, la tour-clocher subit un certain nombre d’avanies qui nécessitèrent sa destruction.

Deux nouvelles travées furent ajoutées à la nef gothique, dans le parfait respect de celle-ci, afin de présenter des « proportions classiques ».

La nouvelle façade de l’architecte Jean Antoine, et fortement inspirée de celle de l’église Saint-Gervais de Paris (à l’arrière de l’hôtel de ville), est achevée en 1776. Faute de moyens et de temps (puisque la révolution ne va pas tarder à arriver), elle apparaît encore relativement nue.

 

Ce n’est qu’au tout début du XXe siècle que seront installés les statues de Saint Vincent et de Sainte Lucie et les bas-reliefs de leurs martyrs respectifs, tels qu’on peut les contempler encore aujourd’hui.

 

Saint Vincent

Sainte Lucie

Source des informations et de la gravure de Claude Chastillon : « Saint-Vincent au rythme du temps » de Marie-Antoinette Kuhn-Mutter, Editions Serpenoise, en vente à l’entrée de la basilique.

Source de la façade sans statue : « Recueil de vues de Metz et des environs, édité par la lithographie de Verronnais (avant 1850) », J.-S. Zalc, Editeur.

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