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Les bâtisseurs de l’abbaye Saint-Vincent étaient des hommes facétieux qui ont parsemé l’intérieur et l’extérieur de personnages drôlatiques dont il n’est pas évident aujourd’hui de comprendre la raison d’être. Mais qu’importe après tout ! Leur présence nous enchante, et nous rendent ces tailleurs de pierre éminemment sympathiques !

Faisons la connaissance du premier d’entre eux, également un des plus facilement visibles : le masque feuillu (ou masque-feuille, ou tête de feuille, ou visage-feuille… selon les sources) qui commence la frise de feuilles polylobées de la première travée est.

Ce masque n’est pas sans rappeler celui du carnet de Villard de Honnecourt, maître d’oeuvre et dessinateur du XIIIe siècle (voir la description très complète de celui-ci et de son époque sur le site de la Bibliothèque nationale de France, dont cette reproduction est extraite).

Julianna Lees, anglaise installée dans le Périgord (voir son site en lien « The Green Man of Cercles »), se désole que les masques feuillus ne fassent pas l’objet de plus de curiosité en France alors qu’ils sont très populaires dans les pays anglo-saxons sous le nom de « Green Man » (« Blattmaske » en allemand). Peut-être cela est-il en train de changer, puisque c’est un autre masque feuillu qui a servi d’affiche à l’exposition « Paris, ville rayonnante » au printemps dernier au musée de Cluny à Paris.

Elle nous expose ici, en français, son explication de ces drôles de figures, et nous en présente beaucoup d’autres, de différents horizons :

http://www.green-man-of-cercles.org/articles/homme_vert.pdf

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